Lettres à Divakar jusqu'à 2005
Quant à ta position, j’aime beaucoup ce que tu m’en dis. Je trouve que l’une de ces priorités dont tu me parles – te concentrer là où tu connais un peu de joie et de gratitude – est tout à fait vraie, réelle, et c’est à mes yeux le travail à faire, l’exigence à rechercher et à respecter. Pour toi, en toi, et dans tes relations. J’en suis convaincue. Et je t’accompagne comme tu peux l’imaginer. Non que je pense – mais comment dire ça – que mon « accompagnement » soit nécessaire à ta démarche, mais qu’il soit une sorte de gage, qu’il soit porteur, avec toi, d’une transmission, d’une expansion de réel, d’un partage, d’une diffusion. Je dis mal tout cela, mais je sais ce que je ressens. Et donc, je suis avec toi ! Comme tu vois, j’ai décidé d’utiliser un autre aérogramme pour te dire « soigneusement » ces pensées que je t’annonce… … Devant, donc, cette ravissante plage qui se découvrait peu à peu sous mes yeux, et la mer verte, et le calme chant de la vague, toutes ces pensées se sont regroupées sans que j’ai besoin d’attendre ta réponse à ma question de base concernant mes « projets »… Ce que tu vas lire est l’expression de certains moments seulement, mais ils sont très présents ; expression de quoi, de contradictions ? Oui et non. Plutôt de doubles sentiments, de « oui mais… », de « en même temps… ». Je peux commencer ainsi : ma vie ici me convient et traduit une évolution ; lorsque je cire des meubles, des objets, lorsque je surveille tout dans la maison, non avec l’œil de la « propriétaire » mais dans un besoin de création quotidienne… Dimanche
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