Lettres à Divakar jusqu'à 2005
- Toujours ma même question : si, comme le dit Mère, le divin qu’est-ce que c’est, « je ne sais pas, moi » dit-elle, « quelque chose… » (je n’ai pas le texte sous les yeux), pourquoi, aussitôt, parler du Suprême ou du Seigneur, comme si cela était à l’extérieur, déjà là, comme dans les religions justement ? - Je perçois le divin comme une potentialité, une virtualité de l’homme, en l’homme… « quelque chose » à faire advenir ; peut-être à la fois du « déjà là » mais qui aurait à être créé ?! - Je crois tout à fait comprendre le travail sur le mental physique ; je crois à l’inéluctabilité, et à la nécessité surtout, de l’évolution ; travail de transformation donc, de conscience, de conscience physique ; et je conçois que la nature puisse, dés lors, se transformer... Or, à lire Aurobindo, on a l’impression d’une intentionnalité de la nature, d’une harmonie déjà là ?! - Je n’apprécie pas, du moins jusque là, les commentaires de Luc Venet je suppose, qui ressemblent trop à … du militantisme, avec aussi parfois (comme parfois chez Satprem) une sorte de surenchère dans le ton, le style, en reprenant les dévoilements de Mère et d’Aurobindo sur les contenus du subconscient. Surenchère qui, en fin de compte, renvoie à une sorte d’étroitesse moralisante, justement ! Et qui n’est pas toujours exempte à mon avis d’une haine « subconsciente », dont il n’y a évidemment pas la moindre trace ni chez Mère ni chez Aurobindo. Alors ça me fait penser à certains « bien-pensants » aurovilliens… ! A suivre, peut-être…
Toujours avec toi, Je t’aime,
Colette.
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