Lettres à Divakar jusqu'à 2005
Je veux aussi te dire qu’après tous ces jours de bouillonnement intérieur intense, j’ai abordé à une zone en quelque sorte apaisée, mais sans renoncer à un mot de tout ce que je t’ai écrit ; avec au contraire la décision de ne manquer aucune occasion de dire ce que je pense, ce que je crois, ce que je vois… … Tes rêves où se trouve René, et que tu ressens comme « une certaine unité dans la communication », illustrent au fond ce que je t’ai dit de sa participation… Quant à la joie : d’une part il faut reconnaître qu’il en manque à Auroville même, non ?! D’autre part (mais alors là, « chut », dis rien, lis ce que je vais te dire bien tranquillement), eh bien, j’aurais voulu t’en donner, t’en transmettre un petit grain, un petit germe… Mais, bon, j’arrête, je sais ce que tu vas me dire ! … Flamand : je l’ai donc vu hier. Plus simple que ce que j’avais redouté. Mais : 1) il m’a immédiatement prévenue qu’il n’avait plus aucun pouvoir au Seuil. 2) j’ai pu constater que s’il est avant tout curieux de savoir « ce qu’est Auroville, ce qui s’y passe, comment c’est organisé, qui y vit… ». il est peu ouvert à toute forme de témoignage sur Auroville, peu apte à comprendre Mère (et j’ai retrouvé là, d’une certaine manière, sa grande distance à l’égard des femmes !), et plus près d’une certaine conception de qui est Aurobindo. J’espère néanmoins qu’il se laissera toucher par ton texte, sans toutefois pouvoir espérer plus. Attendons. Je suis en train de lire le livre de Satprem et Luc Venet « La Vie sans Mort »… En vrac, voilà – sinon je vais me paumer où m’éterniser si je cherche à mettre en forme mes pensées :
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