Lettres à Divakar jusqu'à 2005
Malgré tout ce que tu m’écris du pénible et écoeurant développement des choses, je te l’adresse car je crois mes arguments plus que jamais valables. Quant à adresser ma lettre à Diane, j’attends tout de même ta réaction pour le cas où … et puis, ma foi, je répondrai au mouvement que je sentirai le plus fort en moi. Merci de ne rien me « cacher ». Je voudrais pouvoir te parler longuement. A défaut, je veux souligner un certain nombre de points. D’abord, tu sais … je sais combien tout cela est dur pour toi, éprouvant, je sais, oui, je sais au plus profond tout cela ! Cependant, ne quitte pas cette ligne : - Oui, pour eux Mère est un masque, un alibi, un « objet », une arme dont ils se servent. - Oui, il a dû y avoir une interférence. Elle n’a pas voulu que tu reviennes (mais pourquoi après tout ?), - puis tu as pu revenir. - Non, je t’en supplie, ah ça, ne les laisse pas t’envahir davantage, et ne pense pas que tout ce que tu as à communiquer est entaché d’une ambiguïté, du moins celle qu’ils te collent, la leur. Travaille sur la tienne, la seule tienne, cherche ce qui, en toi, attire en effet leurs projections comme je te l’ai déjà dit, mais ne t’en rends pas responsable de cette manière-là. - Non : tu n’es pas source de division, mais prétexte, alibi, occasion. Et de toute façon, le travail de Mère passe nécessairement par une série d’éclatements. - Sincèrement, quand ce n’est pas toi, c’est quelqu’un d’autre… Mais on te fait payer cher… Diane te fait payer le prix de quelque chose qui est en elle. Voici une anecdote qui est à situer, non pas au chapitre des divisions mais, au contraire, à celui des choix clairs, constructifs : alors que, pendant des années, je n’ai jamais rencontré une voisine de rue, Klara, l’amie de Dominique
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