Lettres à Divakar jusqu'à 2005
Reste que je peux raccourcir cette lettre, aborder plus légèrement mes arguments – que je tiens cependant à garder car ils me semblent trop déterminants sur bien des plans pour être abandonnés. Même simplifiée, il faut que cette lettre suscite une réflexion. (Etant donné ce que je connais du caractère de Diane, elle sera probablement tentée de l’ignorer ou de la rejeter ; mais elle y reviendra sûrement. Je lui demande d’ailleurs de prendre son temps pour la relire.) Enfin, j’écris, à un moment, que tu ignores cette lettre, tenant en effet pour fondamentales toutes les précisions concernant ma totale liberté, montrant que je n’ai pas à « te défendre », ni à engager le moindre procès. Mais, puisque je suis amenée à te faire part de tout ceci, je crois mieux d’ajouter qu’un jour je t’ai simplement dit mon projet de lui écrire. Ainsi, te sauras-tu à l’aise si, d’aventure, elle en venait à te parler de ma lettre…
« Advienne que pourra » !
Je t’aime,
Colette.
***
Lundi 3-6-85
Aimé,
… Au retour des Prévôts, téléphone de Barbara ! Je l’attends donc ici vers la fin juin – et, me dit-elle, ensuite, la Bretagne… !
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