Lettres à Divakar jusqu'à 2005
Une question : faut-il que je monte les escaliers du 14, plutôt que de prendre continuellement l’ascenseur ? J’hésite, car je pense que si l’on n’a pas, si je n’ai pas, une tenue tout à fait bonne, je risque de contrecarrer le travail. Tu dis. Je t’avais annoncé que je te parlerais de ma décision quant à mon travail. Bien sûr, une fois de plus, je n’ai pas de place ! Mais il fallait qu’avant je te parle longuement de ce travail du corps – car j’ai le sentiment que les choses sont liées, en grande partie en tout cas. Alors ce sera sûrement dans ma prochaine lettre !
Voilà. Je t’embrasse très, très fort,
Colette.
***
Samedi 20-4-85
Aimé,
Voici donc ma décision annoncée : Elle a eu l’air d’arriver comme ça, un beau jour récemment ; n’oublions pas cependant la perspicacité – à savoir que dans ce cas-là un travail s’était fait à l’arrière-plan, lentement ; et d’ailleurs la question s’était posée depuis pas mal de temps, n’est-ce pas ? Toujours est-il donc, qu’un jour – et je ne sais si ladite décision date de la veille ou si elle a été claire le lendemain - jetant un regard machinal sur la liste de mes patients, je m’aperçois brusquement que 11 à 13 d’entre eux devraient normalement (ou largement) avoir terminé leur analyse depuis un an !
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