Lettres à Divakar jusqu'à 2005
assez elliptique entre le temps et l’espace et … ça me fait presque mal à la tête, à la pensée plutôt !).
Il faut aussi que je te parle d’une drôle de rencontre avec Gaby. (Mais d’abord te transmettre son enchantement du châle « si chaud et si pur », qui en plus fait l’admiration de son entourage ; elle va l’étrenner dimanche, sur une robe noire, à l’occasion de la Pâque juive !) Quant à cette rencontre (des rencontres en chaîne à vrai dire), il s’agit d’un après-midi où, pendant cinq heures d’affilée, Gaby a écouté, passionnée, très intéressée, le récit très conscient de Claire Weingarten de retour de l’Inde où elle a fait un stage dans une école de danse dirigée par un guru. ; rencontre apparemment très constructive pour Claire. Mais ce qui m’a beaucoup frappée, c’est ce signe qu’il s’agissait, à travers l’expérience de Claire, d’une expérience pour Gaby : ne m’a-t-elle pas dit en effet, à propos de sa constante incapacité à rester longtemps attablée, alors qu’elle est restée cette fois 5 heures : « ça prouve que mon corps participait ! »… Tu te doutes combien je trouve savoureux ce … « hasard » qui me fait partager avec une psychanalyste sérieuse, chevronnée, cette ouverture qui ne va pas cesser de nous faire travailler… Exemple très concret d’un éclatement – ici, là – des limites de la géographie, de l’esprit, de la conscience…
Voilà. Tu vois, on est toujours ensemble (j’aime bien quand tu me racontes ton quotidien …).
Je t’aime,
Colette.
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