Lettres à Divakar jusqu'à 2005
sentimentalisme, je le vois aujourd’hui avec ce coup de projecteur dont je te parles ; et pourquoi pas … (!), moi qui ai cependant pas mal échappé à ça toute ma vie, d’une culpabilité qui ne dirait pas son nom – et sur laquelle tu insistes depuis des semaines, m’obligeant ainsi pas à pas à la voir... ... Impersonnel : il y a tout dans ce mot, tout ce travail de conscience que tu me transmets… (Ainsi que je te l’ai dit au téléphone, cette dernière lettre de toi écrite plus de trois semaines auparavant répond à ma précédente que tu as dû recevoir maintenant… !) … J’ai vu il y a trois jours la médecin-chef et son assistante… c’est intéressant de voir qu’en si peu de temps elles ont été frappées de découvrir l’énergie stupéfiante de René, si faible physiquement, pour s’opposer. (Elles ne savent apparemment pas encore que cette énergie s’appelle violence). Elles ont aussi l’impression que René cherche à mettre en échec tout : les médicaments, les médecins, les infirmières (de quoi réjouir Maurice, Olga et Odile, qui en connaissent un bout !). Ajoutons ce que je sais : qu’il a fait 7 psychanalyses ! … Je veux préciser, ça te fera plaisir, que j’ai une aide très attentive, presque quotidienne, de Francis en collaboration avec Christiane : beaucoup de bonne énergie de ce côté ! … Donc, on a vu en soirée vendredi « Mariage des Moussons »… Certaines images d’une rue de Delhi grouillante de voitures, vélos, gens, boutiques surmontées de panneaux publicitaires, une terrasse sur les toits au- dessus de la ville, et tout Pondicherry m’est arrivé là, plein dans mon cœur, et les saris, les tissus… … Et puis je voudrais tant qu’il y ait moins d’embûches à Auroville contre toi, contre vous, contre le travail vrai que vous souhaitez accomplir !
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