Lettres à Divakar jusqu'à 2005

Le 25-6-2001

Aimé,

Alors, s’il est vrai que les téléphones chaque lundi pendant l’absence de Jean Yves valaient mieux qu’une lettre, du moins dans l’actuel, il n’empêche que me voici toute tourneboulée en constatant la date de ma précédente lettre… Du jamais vu !... … Je comprends parfaitement ce que tu m’écris de l’état incomplet, que l’on perçoit obscurément comme transitoire me semble-t-il, grâce à certains « flashs » éclairant non pas l’état inconnu, mais son annonce. J’éprouve cela à certains moments de perception aigue permise par la conjonction de mon travail quotidien et d’un travail plus vaste dont les sources me viennent de toi et de ce que tu transmets depuis ton propre travail de conscience auprès de Mère… L’impression d’une nécessité d’évolution de certaines facultés qui se dévoilent comme devenues insuffisantes, ce qui implique que les futures facultés inconnues soient préformées, sinon comment la transition serait-elle consciente en tant que telle ? … Encore faut-il, à mon avis, par scrupule, s’interroger sur ce qui sous-tend de telles perceptions… N’y aurait-il pas une vision (représentation/image/projection) toute imprégnée d’un imaginaire tout-puissant ? Ou même une « toute- puissance de la pensée », symptôme qui parait souvent inhérent à la pensée elle-même, à son fonctionnement ? J’ajouterai que, si mon scrupule m’honore, je le crois ici inutile : l’évolution de l’être humain, de ses outils, de ses fonctions, est bel et bien en route, et je ne vois pas pourquoi certaines personnes n’en auraient pas l’obscure perception… !

Autre chose que je comprends et partage avec toi : tes sentiments à propos du silence autour des « Chemins

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