Lettres à Divakar jusqu'à 2005

n’était pas bonne à coup sûr. Et je suis totalement, mais totalement d’accord par ailleurs avec tes points de vue parfaitement concrets sur ce subconscient, ses interférences, ses contenus fixés, etc. … Il y a entre toi et moi, à l’égard de la psychanalyse, un échange non seulement possible mais fructueux, et sans doute pas avec Francis ; je me souviens d’un jour à Claouey où, souhaitant avoir avec moi un dialogue à ce sujet, j’ai été en dessous de tout car il m’interrogeait sur des concepts… ! Entre parenthèses, l’échange que nous avons toi et moi à ce propos, sa qualité et sa largeur de vue, me donne envie de corriger un peu l’appréciation, peut-être hâtive et sans examens suffisamment concrets, de Satprem avec son image de la psychanalyse – torche intéressante mais insuffisante ; je continue à être d’accord mais avec toutefois la nécessité pour moi de relever le niveau. Quant à René… Dignité – responsabilité par rapport aux autres… Combien, mais combien de fois ai-je tenté d’attirer son attention sur les effets de ses « vannes » et comportements, ne serait-ce que sur le visage - l’altération, le regard, laissant deviner la blessure, qu’elle soit d’amour- propre ou autre, que ses mots et son propre regard lance- flammes provoquaient ! Rien, rien jamais, aucun écho ! Par contre, ah, la culpabilité il croule dessous. Cependant il a eu de tout temps une bonne ( ?) économie psychique : la réparation. Mots d’excuse après, coups de téléphone à n’en plus finir, et ça a toujours marché ! Les gens s’écrasent comme on dit – Guite en tête du peloton. Ou cette infirmière à qui il vient de faire parvenir un bouquet de fleurs en compensation des insultes, si j’ai bien compris, qu’il lui a balancées, et qui va lui adresser une photo de ce bouquet « pour qu’il en profite ! »… Je crois par quelques indices que René va s’en sortir, du point de vue médical. Il a un organisme de fer. Attendons.

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