Lettres à Divakar jusqu'à 2005
Une source d’information privée m’induit à imaginer que tu pourras repasser parmi nous d’ici quelques mois : il me semble que nous aurions alors bien des choses à nous dire, quel que soit le temps dont tu disposes (et le lieu où ça te sera possible). D’ici là ( ?) je n’ai rien de plus urgent à t’exprimer que ma simple tendresse.
Francis.
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Lundi 25 septembre 2000
Aimé,
Alors n’est-ce pas, pas question de lambiner… le coup de téléphone date d’avant-hier. Quand même, ça justifie (du moins pour moi) quelques petites remarques : le mieux de René. Il est vrai que le psychiatre avait souligné qu’avec ce médicament, le mieux se manifeste souvent « brutalement » d’un jour à l’autre… … Je crois d’ailleurs qu’on ne peut guère avoir été aussi loin dans la dépression sans que la sortie ne soit semblable à une douche écossaise. Et puis ce passage quasiment sans transition d’une anorexie qui devenait inquiétante (il est vrai que c’est un bon passeport pour le « départ » qu’il souhaitait, contradictoirement d’ailleurs), à la boulimie. Et moi, je n’arrive pas à comprendre que l’on, qu’il puisse se rendre compte de cela, sans pouvoir ou sans vouloir réprimer cette répétition « têtue » (question de… dignité/lâcheté ?!) Et puis zut et zut … ceci s’adresse à moi : je n’ai pas à comprendre. Je te l’écris souvent : j’ai à être.
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