Lettres à Divakar jusqu'à 2005

Mais encore une fois : je ne cesse de te sentir avec moi, de me sentir avec toi et de recevoir ton aide, constante et ouverte…

Colette.

***

Lundi 10-7-2000

Aimé,

C’est moi … me revoilà … ! … Francis : je trouve important ce que tu m’écris à propos du point de vue de ses positions. Et en particulier, je te cite : « … qui s’efforce, dans la pensée comme dans la pratique, de saisir ensemble les différents niveaux où doit opérer et fonctionner l’individu … et de découvrir, identifier et mobiliser un sens qui les parcourt à la fois ; qui s’insurge contre les divisions … qui se sont établies entre les diverses disciplines d’accès au ressort du sens … ». Pourquoi ces mots m’importent-ils ? Dans ta compréhension de ses textes (et sans doute de vos entretiens) tu as mis le mouvement qui, à mes yeux, m’a paru manquer … Tu es entré en quelque sorte au cœur de sa pensée et de sa pratique, ce qui m’a permis de mieux situer la concrétisation de ce qu’il appelle « le sens », de me le représenter dans son cheminement et dans sa double identité : le sens- signification, le sens–direction. Quant à la psychanalyse … ce que je continue à souhaiter c’est que Francis ait connaissance réellement, véritablement – et justement lui avec sa trajectoire vers le « sens » -, des mouvements de recherche de tant de psychanalystes… Car … j’ai envie de souligner que je ne suis pas une sorte d’ « exception ». Que j’aie une, ou ma liberté, c’est assurément vrai et c’est reconnu par ces psychanalystes que j’apprécie. Et par toi qui sais, donc, où se dirige et s’emploie

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