Lettres à Divakar jusqu'à 2005

en partie. Et puis il y avait ce que tu me transmettais de ton ouverture à leur expérience. Mais : il y a eu le jour où j’ai vu sa photo, et là, à tort ou à raison, je le souligne, j’ai éprouvé de la méfiance. Comme un décalage entre les textes que j’avais lus et l’homme photographié. Je suis donc en plein arbitraire, peut-on penser … À moins que cette photo n’ait fait que réveiller un doute en moi, que je souhaitais ignorer. En fin de compte, je n’ai jamais cru qu’il n’avait pas reçu tes lettres. Je pensais qu’il voulait gagner du temps. Pourquoi ? C’est la question. Qu’est-ce qui le gêne, personnellement ? … La situation pratique… Ce qui est décidé (lié au fait que René sait que j’ai besoin de me retrouver à Sincérité) : je prends mon billet en septembre, pour les environs du 20 décembre, quoiqu’il arrive. Si René continue à ne pas être en assez bon état, il est bien vrai qu’il aura besoin de te revoir. Quant à moi, le … rêve serait que tu viennes me chercher (je redoute un peu la fatigue du voyage avec les souvenirs que j’en ai de l’an passé). Certes, mon cher Gypsy, je comprends tout à fait que le voyage en France ne soit ni « une occupation ni un service », comme tu me l’as écrit ! Cependant je me considère comme quelqu’un qui n’est pas n’importe qui, n’est-ce pas… Je suis, aussi, porteuse d’Auroville … et à cet égard en m’emmenant bras dessus bras dessous à Auroville ton service n’est pas médiocre… Donc, on verra ensemble, car il nous faudrait, en ce cas, choisir le même trajet d’avion. Je crois que j’aimerais beaucoup qu’on s’arrête une journée à Bombay …

… Toute ma tendresse de toujours, pour toujours, avec toi.

Colette.

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