Lettres à Divakar jusqu'à 2005

peut donner ainsi : « jamais je ne pourrai rester un mois », bientôt suivi d’un « pourquoi ne veux-tu pas que je vienne un mois ? » !! Quel malheur, est-on tenté de penser, pour ces gens labourés par le doute obsessionnel ; en fait, ils tiennent le coup. Mais lorsqu’on n’est pas soi-même dans ce mécanisme, ce fonctionnement, et qu’on entend ce discours, c’est tout simplement l’intrusion d’un corps étranger qui oblige à dresser de solides murs. … Et puisque j’en suis là, à répondre à ta question directe, je pense qu’il serait impardonnable, inexcusable, que je sois dans une illusion (favorisée par mon évolution, faut bien dire) : le temps, malgré ce que j’en dis plus haut, passe et je ne dois pas faire l’autruche ; je dirais même que c’est dans la mesure où mon chemin s’assure vers la conscience que je me dois d’être réaliste. Bref, bref : un jour, quand, j’aurai sûrement besoin de toi ; et s’il faut que tu viennes pour Claouey (Francis et Christiane), tu répondras alors à ce besoin pour les Prévôts…

Colette.

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Mardi 22-12-98

Aimé,

… Ce « retard » s’explique parce que j’ai eu beaucoup à faire : séances de remplacement, ou supplémentaires, mon texte à dactylographier, etc. Et, aussi, sans doute, parce que je suis … fla-ga-da, - ça veut dire assez fatiguée. En fait, la difficulté respiratoire s’améliore sensiblement … Par contre (peut-être que tout cela va de pair) j’ai depuis trois semaines une crise gastro-intestinale bien gênante, et qui tombe mal avant l’Inde ! Bon ! Aujourd’hui, tout ça se calme et je commence un traitement indispensable qui me rassure.

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