Lettres à Divakar jusqu'à 2005
… Et enfin : j’arrive lé mardi 19 janvier à 3 h 55… M’engueule pas pour ce retard !…
Colette.
***
Mercredi 2-12-98
… Je suis si heureuse de ta rencontre avec Christian (et j’ajoute : René aussi). C’est dire que cette joie que j’éprouve, que nous éprouvons, rend compte clairement de ce qui vous unit Christian et toi. Je me suis représenté vos visages, vos rires de plénitude, c’est vraiment bien. C’est vrai, c’est une vraie réalité que ces 22 ans de distance géographique puissent n’être qu’une minuscule bulle de temps… … Comme me l’a dit d’emblée le généraliste : « je n’ai qu’un seul remède à vous donner, une rééducation respiratoire »… Il me faut défaire des automatismes, des déviations de longue date, malgré tout ce que j’ai compris, partagé, admis de tes recommandations. Ce pourrait être décourageant, si je n’avais pas la ferme résolution de … gagner la partie. Et je garde, et garderai en tête, tes mots de ta seconde lettre qui soulignent les cercles vicieux qui s’installent dans l’organisme faute d’une bonne respiration. Je comprends, je t’assure, mais passer à la pratique quotidienne, en conscience avant l’installation naturelle du bon rythme – tout est là ! J’espère que mon masseur va pouvoir m’aider en joignant les gestes, le toucher, à la parole. Je dois être capable de trouver le chemin, j’y tiens beaucoup… Et tu m’aideras, comme d’habitude… … Le matin même j’avais eu droit au déroulement obsessionnel, mot pour mot, à l’encontre de sa dernière décision de venir, comme d’habitude, 15 jours après moi. Ça
1317
Made with FlippingBook flipbook maker