Lettres à Divakar jusqu'à 2005
plus en définitive pour que tu saisisses toute occasion de t’adresser à elle en termes accessibles…
… Donc, l’occulte. Voilà : dans le livre de Nicole Elfi il y a un passage où Mère dit qu’elle et Satprem se sont connus autrefois, en Egypte je crois. La question de la « réincarnation » se pose ainsi pour moi de nouveau. Il y a longtemps je t’avais demandé de m’éclairer sur ce sujet ; et je garde le souvenir, ou l’impression, que tu avais précisé qu’il ne s’agissait pas que tel personnage historique par exemple, se retrouve beaucoup plus tard tel quel, ou presque, dans la peau d’une personne ; et que la réincarnation, c’était en quelque sorte le passage d’une énergie quittant un corps pour s’incarner dans un autre corps ? Donc, et c’est très compliqué ou complexe pour moi, Mère et Satprem s’étaient-ils connus, peut-être pas sous leurs traits actuels, mais avec et à travers leur personnalité… Et comment (toujours cette même question !) ont-ils pu se « reconnaître » ainsi ? (Et justement … comment ne pas prendre un désir pour une réalité, comme on dit… Cette frontière entre « l’occulte » et le réel de tous les jours est si difficile à imaginer, à capter) ... Pourtant : je suis également capable de percevoir cet irreprésentable… Je ne saurais trouver les mots pour décrire ce que j’ai éprouvé et cru percevoir dans une fugacité singulière à la lecture des articles récents sur le rêve dans l’Observateur ; plus exactement un passage qui laisse apparaître une certaine réalité qui échappe à « l’interprétation » que je connais en psychanalyse (interprétation, il faut le souligner, dont bien des analystes savent qu’elle ne saurait en aucun cas épuiser le sujet, ni sa part de mystère)…
Colette.
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