Lettres à Divakar jusqu'à 2005
Conclusion, et je reviens à mon début, il y a des points de départ bien différents en chaque être, qui les amènent à saisir ou ne pas saisir les issues, les chemins en avant. Et pourtant, il ne serait pas juste de croire au déterminisme. Enfin, voilà, il y a de quoi écrire ici de nombreuses pages pour mieux dire ma pensée ! Et aussi la nuancer, la discuter.
Mercredi 20
Ce matin, avant-dernier séminaire Green. Pour clore l’année, il nous a apporté sa forme la meilleure : une richesse de pensée, et d’une très grande culture, vivante, vécue, transmissible. Une recherche en même temps solidement étayée et ouverte. Alors je n’ai pas l’impression, jamais, de perdre mon temps, ni de perdre le fil du travail de conscience. Mais, ce matin, comme pour me mettre à l’épreuve de ce que je t’écris plus haut, je me suis sentie coincée par manque du temps qui reste devant moi !... Dommage ! Zut ! Et, en vérité plus encore, coincée par mon manque de « culture ». Je suis, je crois, tout à fait capable de remettre les choses à leur vraie place – et je sais bien que j’ai acquis et que j’acquiers avec le « travail conscient » une culture vraie. Ça je sais. Mais parfois, c’est-à-dire au gré de certaines circonstances du moment, je sais aussi qu’il y a un gain à avoir été en contact avec des étapes : de la pensée, des civilisations, des mythes, etc. Je vais arrêter ici ma longue chronique, sinon ça va devenir touffu et un peu lourd !? Mais j’aime bien te raconter ainsi au fil de mes pensées et sentiments. Je t’embrasse fort, tendrement. Bien avec toi,
Colette.
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