Lettres à Divakar jusqu'à 2005

Mes idées étaient les suivantes : d’une part… l’atmosphère générale t’avait en quelque sorte trop distrait et tu n’avais pas vu où tu marchais – et je déplorais un climat qui t’avait, pensais-je, mené à un « acte manqué »… Puis quand j’ai su, en janvier, que ça s’était passé la nuit, j’ai alors pense – et je pense encore – que tu étais sous l’emprise d’un rêve, la limite entre rêve et réel ne s’étant pas faite… ; après tout, mon interprétation rejoint l’occulte dont tu parles… Avant de ne plus avoir de place, je veux te dire à propos du « petit mouvement » : suivre l’émotion derrière le cœur, etc., tu m’en avais en effet parlé. Mais comme tu sais, le travail que nous faisons, que je fais, est encore pour moi du pas à pas, souvent…, si bien que tes rappels concrets, localisables, me sont utiles et précieux…

… Avec toi, toujours, toujours,

Colette.

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Vendredi 16-6-95

Aimé,

Tout arrive, j’entame « La » lettre promise depuis… ! En attendant son achèvement, quelques petits récits au ras des choses… … Tu as bien failli ne pas avoir le CD de la chanteuse d’Ouzbékistan !... ; j’étais à la FNAC, où Gilles Anquetil m’avait conseillé d’aller, avec Elie ; au rayon « Musiques du Monde » je cherche attentivement, et Elie avec moi : rien ! Je m’adresse alors à la Caisse/renseignements, la préposée me répond, « Ouzbékistan…, non je ne vois pas ! » ; à ce moment passe un employé qui saisit le dialogue et m’invite à le suivre ; avent que je le rejoigne, il avait en main le

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