Lettres à Divakar jusqu'à 2005
évidence que je les connaissais, et cela par un mot très net, que « curieusement » j’ai oublié. Un seul mot que, volontairement, je n’ai pas relevé. Rejoignant une petite phrase de tes lettres de l’époque, « je ne suis pas très fier de cette chute », ce mot a confirmé, comment dire ça, mon intuition… Toujours à l’époque, je t’avais répondu sur le terrain que tu évoquais : l’atmosphère générale, avec accidents de toutes sortes ici et là, conflits plus lourds et communicatifs que d’autres fois, etc. Tu m’avais alors répondu sans aborder l’évènement lui-même ; ce que j’avais pris pour un besoin légitime de discrétion sur toi-même, de liberté, de pudeur. Je connais bien ça. Et je souhaite toujours respecter ce mouvement chez l’autre. Mais : je me demande aujourd’hui si d’une part tu n’as pas voulu éviter de m’inquiéter et, secondairement, mes réactions (toujours plus ou moins intrusives, comme toute réaction sur le vif) ; d’autre part, si ma discrétion ne risque pas, parfois, d’être justement inductrice de réserves, de non-dits, ou d’être prise pour une crainte d’entendre telle ou telle précision ? Voilà. Donc, sois libre surtout ! Si je t’ai écrit tout ça, c’est parce que ne pas le faire m’aurait donné la très désagréable impression de te cacher quelque chose, c’est-à-dire l’allusion, nullement indiscrète de sa part, de Klara désireuse d’avoir de tes nouvelles. … Petite lettre de Christiane : elle a l’impression que le travail entre Jean Yves et Patricia commence à donner de bons résultats.
… Avec plein, plein de tendresse,
Colette.
***
1109
Made with FlippingBook flipbook maker