Lettres à Divakar jusqu'à 2005

Je t’écris sous mon nouveau bouquet de roses orange qui semblent jaillir du vase ! Et je t’accompagne, toute proche,

Colette.

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24 avril 1995

Aimé,

A l’instant René me téléphone : Hervé est parti ce matin ; sans souffrance, calmement. Je pense que René aimera que je te l’écrive tout de suite. Pour lui je crois que, passés les premiers jours, ce sera calme : depuis tant de semaines cette « fin » cheminait… Moi-même, ce passage, bien qu’attendu, m’émeut. Des souvenirs gentils montent. Mais ce fait même est au fond plein de gentillesse. Je pense d’autre part, depuis bien longtemps, qu’à part les derniers symptômes d’il y a quelques mois, Hervé aura été épargné par tous ceux que tant d’autres auront connus ; et déjà, par exemple, Ulrich… Je ne sais comment son amie, Laure, va accepter : elle s’est montrée tous ces temps très perturbée et perturbante. Tandis que sa sœur, Valérie, qui lui était très attachée, saura.

… Avec toi, toujours,

Colette.

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