Lettres à Divakar jusqu'à 2005
aussi bien…, comme tous les cas cliniques d’ailleurs, heureusement ! Ce qui m’arrête c’est qu’il me manque encore la structure de mon projet (les descriptions je n’en manque pas, ni le côté « portrait », ça je sais faire)… Le séminaire joue un rôle dans ce freinage, en m’incitant, non pas – absolument pas – à m’engager dans ces hauteurs et grandeurs de pensée, mais à être plus exigeante avec moi…
… Je suis à plein dans « Les Lettres d’un Insoumis »… ; je te dirai à la fin !
Toujours, toujours,
Colette.
***
Mercredi 1 er -3-95, 18h (il est 10h30 à la night-watch)
Aimé,
Je viens de poster ma lettre d’hier et je trouve ton aérogramme du 22… ; je veux sans tarder y répondre… Tout d’abord j’aime qu’à la faveur de la Fête de Mère il y ait eu ce mouvement de réconciliation : ça fait évidemment du bien ! Quant au problème de l’accès au Matrimandir, j’attends pour quand il te sera possible d’y voir plus clair ; c’est gentil de me permettre de suivre la situation… Un peu à ce propos, drôle de chose : tu sais, chaque année, combien souvent il m’arrive de me retrouver, soudain, à Sincérité, au Matrimandir ; je te parle alors de sortes de « flashes ». Cette fois, c’est comme une autre qualité d’expérience, difficile à préciser : on dirait que le corps continue d’être là-bas, la pensée venant après ; et du coup je me sens déboussolée !
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