Lettres à Divakar jusqu'à 2005
Intéressant aussi ce que me dit la masseuse à propos de sa perception subtile du corps sous sa main – rythme, respiration, dont elle perçoit les ratés, les parasitages, le dysfonctionnement. Le dernier massage m’a bien aidée à sortir de légers troubles hépatiques, dus me semble-t-il à la réadaptation parisienne : on était très bien adaptés à tes repas, et on ne s’en écarte pas trop ici, mais c’est sans doute le restaurant qui a jeté le trouble ! Je marche comme il faut, malgré le temps détestable ; on attend quand même qu’il devienne plus acceptable pour faire illico notre excursion à … la Défense ! … Je voudrais te communiquer les impressions de Christiane. Avant tout, ce mieux spectaculaire de Patricia, qui de toute façon devra être confirmé par les prochains examens après la seconde piqûre… ; elle se lève, mange, sort, achète plein de jouets pour Aurevan, reçoit des gens. Ne plus souffrir, ce doit être un sacré renouveau ! A ce propos et à propos de tes lignes, je suis d’accord : il faut refuser le drame, s’en retirer ; mais je me suis demandé comment, par où prendre le travail qui peut aider, libérer les énergies vers le « vrai sens »… Je pense que c’est à chacun de trouver, mais lorsqu’il y a douleur ?!... J’en reviens à Christiane : très frappée par une sorte de volte-face de Patricia, qui s’était montrée très consciente et proche lors de leurs entretiens au moment des souffrances, et qui, maintenant reprend, disons ses mauvais tics… Surtout dans sa manière de « traiter » Jean Yves… En tout cas, toi, tu gardes ça en toi en attendant d’en savoir plus, surtout par Jean Yves ; tout peut changer bientôt. Et il est
bien difficile de porter sur la situation actuelle un quelconque, sinon jugement, du moins un regard suffisamment averti – me semble-t-il…
… Mon projet d’écriture… : j’ai toujours le même sujet en tête, deux patientes « boulimiques » qui illustrent très bien les études théoriques qui ont été faites, et s’en démarquent
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