Lettres à Divakar jusqu'à 2005

les révoltes – et l’on se demande comment ces hommes soi- disant responsables, entendant ça, peuvent encore rester à leur place ! Quelle illustration d’un sombre piétinement ! Peut-être…, peut-être nécessaire pour une évolution, et une création qui, elles, sont impératives ! (Dimanche j’ai mangé du poisson, samedi des épinards, hier un gâteau au chocolat…, j’ai pris le goût, peu à peu, des chaussettes la nuit…, j’en emporte pour Sincérité !)

Jeudi 1 er 12

Tout à l’heure j’ai aperçu à travers la vitre de la loge une « petite bleue », mais la concierge est pour l’heure en vadrouille ! Je l’aurai donc ce soir (j’espère qu’elle est de toi !).

Vendredi

Bien, bien lu ta longue lettre et tes réflexions, entre autres sur l’attitude nécessaire concernant le chemin d’Auroville. Et certaines sont éclairantes par rapport à mes propres réflexions sur le monde actuel. J’ai noté en particulier ce rôle de la « conscience vraie » vis-à-vis du mental. René : il se trouve que j’utilise quelque chose qui s’approche de ta remarque ; par exemple en l’incitant, non pas seulement à comprendre, mais à retrouver l’image ou la pensée, ou le sentiment – fugaces – ayant précédé tel état, et en remontant ainsi la chaîne de la journée… A ça il n’accroche pas, il devient tout aussitôt quasiment inerte, un refus immuable. Bon !

Je t’embrasse, tout plein, tendrement,

Colette.

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