Lettres à Divakar jusqu'à 2005
... J’ai rudement bien fait de te parler de ce rapport entre « je » et « elle ». Ce que tu me réponds me met tout de suite sur un plan auquel je n’avais pas pensé : ça, ce genre de choses, me surprend toujours, cette cécité, cette limitation étonnante de la pensée qui ne voit pas plus loin que le prétendu problème auquel elle est confrontée. Ainsi, ce passage au « elle » est un trucage inutile… ; ça revient au même en fin de compte qu’un « je » mal ajusté ! La seule solution, et la plus riche d’enseignement, sera en effet l’abord par la voie la plus significative, plus signifiante, des « émotions, mouvements, sources, effets, etc. »… J’en suis convaincue et, je te dis, je m’étonne de mon immobilisme, et de cette facilité à me laisser, à se laisser enfermer dans un conflit… En quelque sorte, une manière de ne pas voir ce qui se joue « dans la maison » (alors que je le vois si bien dans mon travail avec les « patients »), comme tu le soulignes à la fin de ta lettre… J’espère que John est sorti d’affaire maintenant – j’ai toujours entendu dire que ce symptôme était parmi les plus douloureux… J’aime bien savoir que les choses coulent mieux pour Auroville… Alors je vais maintenant poster cette petite lettre tout en t’embrassant fort,
Colette.
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Mercredi 14-9-94
Aimé,
Avant-hier ta lettre du dimanche 28 – le ménage, la musique de Sunil, voici de douces nouvelles !
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