Lettres à Divakar jusqu'à 2005

Je comprends absolument que tu puisses manquer de temps – « le temps qui passe à toute allure… » - mais… je ne peux m’empêcher de penser que tu puisses être fatigué ! Et je voudrais avoir de tes nouvelles bien précises, et détaillées ! … Le travail, et les rencontres, reprennent…, on dirait que je vais me glisser à nouveau dans le moule, mais je sais (et je veux) que les choses peuvent et doivent évoluer… … Ce qui bouscule un peu c’est Paris, son bruit surtout, après avoir fait l’expérience du calme absolu de certains lieux bretons…

Voilà, écris-moi, je t’aime et t’embrasse tout plein,

Colette.

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Vendredi 9-9-94

Aimé,

Alors c’est bien, j’ai trouvé hier soir ta lettre du 16… … J’ai dû te casser les pieds avec toutes mes réflexions… Pourtant je n’étais pas, comment dire, inquiète, je suis sûre que j’avais confiance – mais je ne pouvais sans doute pas me livrer entièrement à celle-ci. Et c’est pour moi éclairant ce que tu me dis sur la Matière, sa liberté, sur la nécessaire collaboration de la « créature »… Collaborer à l’évolution, oui… et c’est tout un apprentissage et, même, c’est au départ une attention à porter sur la nécessité de cet apprentissage ! Aussi je trouve remarquable et exemplaire la façon dont tu as vécu et dont tu vis ton expérience. Ton écoute du langage du corps, de la douleur, des progrès quotidiens…, c’est vraiment très beau et très instructif…

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