Lettres à Divakar jusqu'à 2005
seconde, de la night-watch, l’atmosphère paisible de ce travail de nuit, et les pétales qui montent… Ces conflits, enfin, durent avec opiniâtreté… Alors, aujourd’hui, je vois autre chose : non plus – ou plus exclusivement – une affaire de contenus, mais un rapport de forces qui se joue entre deux extrêmes ; ces obscurantismes, et cette lumière du Matrimandir. Alors, oui, il faut naviguer ! Et d’ailleurs, que se passe-t-il dans le monde en ce moment ? Il y a des gens qui reviennent du Rwanda, pétrifiés par les horreurs qu’ils ont vues. Des situations extrêmes. Le Matrimandir est un vaisseau confiant et courageux ! Ton dessin est ici, dans mon bureau (ta chambre), une belle pièce lumineuse ; qui s’emplit, et s’unit avec le mantra… Avec toi, très fort,
Colette.
***
Vendredi 3-6-94
Aimé,
Hier ta lettre du 29 mai… : quatre jours, ça fait bien plaisir de temps en temps ! Ta réponse au sujet de Pina Bausch et des danseuses indiennes m’intéresse ; si je perçois bien ce que tu m’écris, cela me fait voir comment et par quoi je me laisse arrêter, au détriment d’une communication – par exemple ce que Pina Bausch veut transmettre. Il est vrai que mon appréciation, ou plutôt ce que j’ai ressenti d’elle, est
1055
Made with FlippingBook flipbook maker