Lettres à Divakar jusqu'à 2005
avec le ciel ; autrement dit, c’était un spectacle onirique d’une immense douceur. A quoi s’ajoutait au moment de notre promenade la présence de canards sauvages, haut sur pattes, le bec toujours tendu vers le ciel, noirs et blancs… … Je comprends tout à fait ce que tu me dis, qui répond en moi à une conviction et un élan du corps. Alors ? Il faut que je précise tout de suite une chose essentielle : certaines de mes réactions devant ce que tu me dis ou m’écris pourraient faire penser que je change alors facilement d’avis ? Ce qui signifierait que tu me sors d’un simple (!) doute… ou ceci ou cela. Or ce n’est pas cela qui se passe : les choses pour moi, la plupart du temps, sont affaire de niveaux. J’ai presque une image visuelle et non mentale de cette disposition : à la surface, par exemple, mes remarques inspirées par ce médecin chinois, et l’effet, à ce niveau-là, de mentalisations, oui. Au-dessous, mes intuitions, perceptions. Voilà. Et c’est à ce niveau-là, très substantiel dirais-je, que tes paroles, tes remarques, font monter au plus près d’un plus réel niveau de conscience – conscience physique ? En tout cas, pour l’heure, je ne sais trop comment je vais « négocier » pour être au niveau souhaitable : je viens de recevoir les résultats d’analyses que Tan Hou a demandés ; apparemment ils ne sont pas tout à fait normaux ; ce qui, si j’y comprends quelque chose, va impliquer une recherche d’un médicament calcique inoffensif pour les reins. Ce que je peux dire, c’est que je perçois en moi un certain appel à une recharge, indépendamment et avant tous ces avis médicaux ; il me semble qu’ayant bien grandi… en âge, il n’est pas très étonnant de manquer quelque peu d’un élément nourricier… Réfléchis et tu me dis (je vois le Chinois le 1 er )… Auroville : une vérité s’exprime à travers la succession de tes deux lettres ; dans la première, l’atmosphère créée par ces « choses vilaines », ces « fausses valeurs » ; dans la
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