Lettres à Divakar jusqu'à 2005
Les rôles redéfinis – indépendamment d’une remise en place de ses ambiguïtés -, cela implique-t-il plus de précision pour le travail de chacun de vous ? Ces autres choses qui me font plaisir… Lorsque tu m’écris « que tu n’as que du contentement à me réfléchir », ce n’est pas pour moi un simple plaisir mais, tu le sais, un encouragement, un accompagnement qui me sont infiniment précieux, chaque jour… … il y a aussi une remarque de toi qui a beaucoup contribué à me soutenir dans une évolution que je n’arrivais pas très bien à mettre au jour. A propos de René : le fait qu’il « paye cher » avec ses maladies qui le tirent vers le bas, ce qu’il y a de plus beau en lui ; et plus encore lorsque tu m’as dit qu’elles correspondaient en quelque sorte à un « choix ». Je ne sais comment dire mais cette vérité, et réalité, me permet d’ajuster mes comportements, mes sentiments, et de trouver la bonne distance, efficace pour lui comme pour moi. J’ai eu l’occasion il y a quelques jours d’en faire l’utile expérience. Tous ces examens médicaux, oui, je suis bien de ton avis ; du moins me (et peut-être lui) permettent-ils, puisqu’ils ne révèlent rien…, d’évaluer la part mentale, son interférence – ce « choix » - au cœur de tous ces symptômes. Et désormais c’est tout à fait inscrit en moi, je ne peux plus avoir d’autre attitude que tranquille, bien arrimée, et décidée à m’en remettre au moment, et au geste approprié. Une chose est sûre : René semble se trouver très bien, en tout cas beaucoup mieux, de percevoir en moi cet ancrage. (Il me rappelle chaque jour de bien t’embrasser !)
…Comme je t’aime, je t’embrasse en très bonne et tendre mesure !
Colette.
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