Lettres à Divakar jusqu'à 2005
J’ai bien reçu ta lettre du 7, avec ton travail au petit temple…
Que je te parle avant tout, maintenant, de la petite famille Lung ( d’après le nom du père de Jean Yves ). La semaine dernière, après les avoir accompagnés à Roissy, Christiane (et Francis) est venue dîner à la maison, ce qui l’a rassérénée – elle en avait besoin ! Elle était épuisée, par ce départ (et les 4,000FF d’excédents de bagages), et surtout par les quinze jours qui l’ont précédé. Inutile de te décrire tout ça, t’as vu – plus tout ce qui est parti par bateau ! Tout cela évidemment du fait de Patricia : elle n’a suivi aucun conseil de personne, et on a le sentiment qu’elle a voulu emmener sa maison (Claouey pendant quinze jours a été sens dessus dessous !)… Bien sûr c’est la traduction de son angoisse et, à cet égard, on ne peut qu’être touché. Je crois que Jean Yves en a vu de toutes les couleurs. Bref. Avec Christiane…, on se dit qu’il n’y aura pas de moyen terme : ou elle va s’adapter, ou elle repartira… … Tu me donnes bien des nouvelles, d’abord parce que je m’y intéresse de près, j’aime beaucoup Jean Yves comme tu sais ; et parce que Christiane, qui ne compte pas trop sur ses lettres, en aura ainsi par mon intermédiaire… J’ai reçu les « Nouvelles du Matrimandir »… et donc lu la « série d’épreuves » du mois d’août : avez-vous pu réembaucher les ouvriers (c’est triste d’imaginer leur absence) ? … Malgré ce qui est décrit des ralentissements dans le travail, le bilan de ce qui a pu être réalisé n’est pas mauvais, non ?! Quant au petit singe, j’ai été gênée de ma sympathie pour lui ; c’est invraisemblable ce qu’il a pu faire…, quel appétit pour tout ! (Comme tu me l’écrivais, une « conscience spécifique » en effet…) … La France tout entière est éprouvée par des pluies torrentielles… ; ces désastres sont attribués à tous ces bétons, autoroutes et autres, qui suppriment la terre et donc
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