journal d'une transition

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… Ce soir, Shivan, Anand, Rajaram, Ayanar et moi retournons sur la structure pour détruire une énorme ruche de ces abeilles de rocher, et je ne rentre ici, fatigué, que vers 23 h…

*25-4-1992, Auroville : Cette question des symboles rend plus aigue encore celle de savoir ou percevoir si Tu es satisfaite de la direction que Piero a prise au cours des années, décidant seul, ou avec Paolo, de tout ce qui concerne Ta Chambre, quand le résultat présent ne correspond pas réellement à Tes descriptions, ou si Tu souhaites que se fassent de nouvelles recherches qui auraient pour seul objectif d’intégrer tous les éléments contenus dans Ta vision, tout en bénéficiant de l’expérience déjà faite… Je ne sens de réponse ni dans un sens ni dans l’autre… Il me semble seulement qu’il nous faut à la fois terminer ce qui est commencé selon la logique déjà inscrite, et chercher aussi une alternative supérieure qui soit libre de la formation présente, quitte même à revoir le matériau du globe (Tu avais parlé d’un globe en matière synthétique !), qui est à présent beaucoup trop lourd pour être supporté par de la pierre sculptée translucide… … Ramalingam est venu se reposer ici ce soir et, en sa présence, je dessine une étude structurelle pour l’atelier de manufacture des disques… *27-4-1992, Auroville : Une grande partie de la journée mobilisée par la tentative de remédier à la confusion prévalente entre Atmarati (les méthodes et habitudes de Pierre E) et nous ; Arjun et moi lui avons demandé de tout regarder avec nous, et j’ai proposé quelques changements qui demanderont un effort de sa part, mais qui peuvent, je crois, rééquilibrer la situation et la rendre plus transparente… Le lundi matin est souvent un moment difficile : je vois plus précisément tout ce qui ne va pas, tout ce qui contredit, tout ce qui est inerte ou se refuse ou se dérobe, tout ce qui trompe… *29-4-1992, Auroville : Pour faire ce travail il faut être capable de constamment harmoniser une gamme de rythmes différents – différemment déterminés, différemment orientés et différemment vécus… Il y a par exemple, parallèlement au rythme des « Auroviliens », celui des « ouvriers », c’est-à-dire d’hommes et de femmes qui, pour gagner leur vie, doivent fournir un certain nombre d’heures de travail, et qui ont besoin de l’information et de la supervision nécessaires. Il y a également le rythme de l’argent ; il y a celui des décisions à prendre, des choix à faire, en consultation ; il y a le rythme d’une coordination réaliste de tous les aspects du travail physique (matériaux, équipement, outils, entretien, etc.) ; et il y a celui des conflits, difficultés, défis et progrès que nous rencontrons collectivement et qui influent constamment ; il y a enfin celui de nos réceptivités individuelles à l’énergie, et celui de nos corps… … Une réunion bizarre aujourd’hui, entre notre équipe et celle de CSR, à propos de la « commission » qu’ils avaient l’intention de prélever sur toutes les donations destinées au travail du Matrimandir : une si profonde et grave absurdité, si parfaitement justifiée et confortable… !

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