journal d'une transition

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*14-4-1985, Auroville : Avec la présence de Pnina vient l’appréhension que cela avive encore le venin de ces oppositions, lui donne de quoi redoubler d’intensité, et que cela affecte encore une fois ceux qui me sont proches ; mais en même temps, il y a la perception de combien Tu me donnes, et comme toujours la réponse vivante vient à mes besoins, et il y a un grand élan de confiance et de gratitude, avec le sens de devoir contribuer ma propre fidélité : à Toi, à l’amitié… … Ilangu est venu, puis Gwen, et ils sont restés à jouer et à lire, pendant que je terminais le ménage de la maison… *16-4-1985, Auroville : J’ai dû me rendre au Consulat : comme Diane a refusé de répondre pour ce formulaire dont j’avais besoin, l’Adjoint Consulaire a dû annuler le nom d’Auragni sur mon passeport ; il m’a cependant informé que, du fait que j’avais reconnu Auragni officiellement, c’est à moi que revient en premier le droit légal de sa garde, en cas de litige ; ceci évidemment me donne à réfléchir, surtout maintenant que C m’a proposé d’engager un avocat… Est-ce qu’il m’est montré quelque chose ? Je n’ai aucune sympathie pour ce type d’action ou de démarche, mais si j’étais sûr que cela est voulu pour Auragni, je le ferais… … Ces jours-ci je me sens à nouveau travaillé, environné et traversé par des courants et des appels qui passent par des femmes – comme des formes de la Mère, différentes, distinctes, pleines aussi ; tous les mouvements déterminants dans ma vie passent pas des femmes… … Cet après-midi j’ai passé deux heures à Pondy avec D.M, parfois en présence de Johnny mais surtout seul avec elle, à travailler sur les dessins de cette maison offrande… *17-4-1985, Auroville: On my way to “Toujours Mieux” workshop, for the metal drawer I have ordered for Krishna’s house, I passed Diane on her bike, my little one riding in her lap, her eyes blinking because of the dust; her little face was so pale; I don’t think she saw me, but the message that came through to me is that she is missing me as I am missing her, and something has got to be done…! So I stopped at the Post Office, bought an inland latter and wrote to Diane asking her to reconsider the whole thing, and to really try and see what is best for Auragni; I also mentioned that I am thinking of starting a legal procedure, but that I do not like to use these means; that I believe there is progress to be made on both “sides”, and that would surely be best; and I asked her to answer… I mailed it, praying to You “let it be as You want it to be…!” … Je lis « Les Ressources Humaines » de Samuel Pisar : j’aime cet homme ! *18-4-1985, Auroville : Je poursuis les études de la maison de D.M ; elle m’a envoyé un autre message, très doux, pour me communiquer des détails qu’elle avait oubliés de préciser ; je suis retourné sur le terrain… Je n’ose pas croire encore : l’habitude funeste, probablement, que de belles ouvertures révèlent des portes d’acier… Alors qu’il y a cette joie qui demande à secouer, dissoudre ou faire fondre cette pesanteur de faux drame…

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