journal d'une transition
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This has made me realise once more, very practically, how wisdom and the power to help can only be found very high, and brought back in a very pure vessel…! … Reçu une longue lettre de G.M, qui s’apprête à partir travailler au Soudan…
*9-3-1984, Auroville : G.G et moi avons travaillé seuls tout le matin, et c’était intéressant ; nous avons durant ces derniers mois développé une bonne communication dans le travail ; et d’avoir à tout faire à deux ce que nous faisons d’habitude à quatre ou cinq – le placement des poutres de béton qui composent la coque géodésique du Matrimandir – nous a obligés à beaucoup de concentration, une économie de mouvements, une agilité corporelle, une rapidité de réflexes, une attention circulaire permanente et des échanges clairs : c’est une sollicitation de tout l’être physique que j’aime beaucoup, au service du Matrimandir…
*11-3-1984, Auroville: In the night, I “saw” that you had gone to America, “incognita”, and that Satprem had gone to meet You there, to be with You and to help You…
*12-3-1984, Auroville: Barbara est venue ; elle a pleuré beaucoup… Il semble qu’elle se trouve à ce point où d’autres ont finalement choisi de se tourner contre moi ou de se détourner en rejetant la responsabilité sur moi, et je ne sais ce qui se passe réellement ; je ne puis que regarder, et être un ami s’il y a la confiance, être seul et tranquille quand ce n’est pas là… Je lui ai fait à dîner, lui ai raconté le film de Fellini « 81/2 » que j’ai revu hier soir, avec Ar., à « Aspiration »… Je lui ai demandé d’essayer de voir clairement et précisément ce qui se passait ; j’ai confiance en son honnêteté, et il y a peut-être une chance pour que moi aussi je comprenne, par elle, de quoi il s’agit… Sinon, j’ai le choix entre la vie des cavernes, ou la vie d’un voyou… en attendant la prochaine espèce… ! *13-3-1984, Auroville : En fin d’après-midi Barbara est venue ; elle a déjà mis par écrit la plus grande part de ce qu’elle a observé et éprouvé. Après que je l’ai lu, nous avons parlé tranquillement. Tout ce qu’elle a touché, et pu exprimer de l’obstacle qui s’est dressé, a le même caractère que ce que l’expérience de Diane a été ; mais Barbara a cette profonde honnêteté, cette confiance et ce besoin d’aller au-delà – et de ne pas gâcher une vraie opportunité de progrès en la réduisant à la mesure de la contradiction. Ce qu’elle a écrit, comme ce qu’elle est capable de dire sur le moment, a la vraie beauté de ce qui est honnête et ouvert à son propre dépassement. J’aime quand, au lieu de la fermeture, l’être garde le sens intérieur de ce qui compte vraiment, se refuse à le trahir, et cherche le chemin pour que l’expérience s’ouvre et progresse… Avec le respect et l’appréciation mutuels, la relation entre deux êtres peut devenir toujours plus substantielle et plus juste…
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