journal d'une transition
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underground passage and come out into the temple… That must be something like an initiation, not ‘just like that’, no matter how…”
. August, 1972: after having met the Mother, Roger A noted down from memory what She had said (these notes were not checked by Her): - On the subject of Matrimandir, the quality of silence: “I would like people to keep silent. It must be written there (in the Matrimandir area) that one keeps silent, in French, English and Tamil. And no music.” - Matrimandir: “In principle not for visitors; reserved for Aurovilians; but not everyone will be admitted. The first condition for those who want to go there is to ask. Those who have contributed to the construction will be admitted in the first place. If there are doubtful cases, they should be referred to me. All those who have a doubtful presence should not go. If there is the slightest doubt, the case should be presented to me. People must be known for their qualifications.” - Matrimandir door: “One cannot have it (the building) open. Then voluntary guardians will be needed, day and night. I think it is simplest with doors.”
***
Note: At the end of that year, this letter, written by Satprem to Yolande, was somehow circulated in Auroville:
“Chère Yolande. Je pense souvent à vous, ou votre pensée me vient (je ne sais pas dans quel sens ça fonctionne!) et puis cette année s’achève, pustulante, comme si la terre des hommes était un énorme abcès. Mais symétriquement ou simultanément, je sens, je vois quelque chose qui est de plus en plus… je ne sais quoi dire… extraordinaire, nouveau comme il n’y a rien eu de nouveau depuis… peut-être, notre sortie des eaux. C’est maintenant que je comprends Mère, si terriblement, comme si je ne comprenais rien, ou si peu, autrefois. Le Travail gigantesque, divin, qu’Ils ont fait pour que nous puissions, un peu, passer le nez hors de nos eaux fétides. Tout ce que je puis dire, avec une évidence corporelle, c’est que tout va changer, est en train de changer – justement ça éclate pour Ca. Les hommes sont fous, électronisés et ‘démentalisés’ comme disait Mère, et leur conscience est plus polluée que leurs cités, alors quoi dire là-dedans ? Je travaille avec mon corps, je prie avec mon corps, je fais devenir ce qui semble l’Impossible, ou le prochain Possible – si leurs virus sont contagieux, la Contagion de Mère est encore plus puissante et radicale. C’est un grand Nettoyage pour le Nouveau. Il faut seulement avoir le courage de traverser les dernières convulsions et perversions des vieux Primates. Comment les hommes ne voient-ils pas ?! Est-ce qu’il y a encore des consciences qui voient – ils voient, peut-être le Négatif, mais pas le formidable Positif. Comme j’aimerais le leur dire ! (Comme une démonstration de laboratoire !) Mais je dois me condamner au silence, tristement parce que j’ai une vieille fibre sympathique avec toute cette Misère humaine. Les faits parleront d’eux- mêmes. Qu’est-ce que l’on fourre dans la tête des étudiants qui, comme moi, déambulent sur le Boul’Mich avec une fièvre et tant de questions dans le cœur – je rêvais de partir aussi loin que possible ( !) et Mère m’a précipité dans les étoiles nouvelles et des longitudes immenses, c’est fabuleux et c’est vivant – notre humanité présente est fantomatique, mais très vilainement. Alors, que dirais-je à
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