Les Mahatmas, traduction du poème de Sri Aurobindo

LES MAHATMAS

Traduction libre du poème original de Sri Aurobindo, écrit probablement en 1909, en anglais. A part la monumentale épopée de « Savitri », ce poème est certainement l’un des seuls que l’on puisse tenter de traduire sans commettre inévitablement un terrible gâchis, car c’est aussi l’un des seuls pour lequel une seule règle technique doive être observée, celle de préserver un minimum de 10 syllabes pour chaque vers.

Note de Sri Aurobindo : Ce poème est purement un jeu de l’imaginaire, une reconstruction poétique de l’idée centrale seulement de la condition de Mahatma.

« Les sept montagnes et les sept océans M’environnent. Au-dessus de moi huit fois le Soleil Resplendit de couleurs – le vert et le bleu, Le pourpre et le rose, le violet, l’or et le blanc, Et le disque sombre qui pénètre la caverne mortelle – Et me domine de ses flammes. Au-dessous s’étendent Les mondes échelonnés des immortels, pareils A une grande montagne s’élevant aux ciels. Et sur leurs sommets Shiva demeure. De longtemps Mes actes étaient familiers de la terre, Les mortels sur qui j’exerce un contrôle Etaient mes semblables. Mais je ne suivis pas Le chemin habituel, les pensées communes des hommes. Une soif de connaissance et un sens de pouvoir, Une passion de divine bienfaisance Me poursuivit par cent existences. Je grandis De naissance en naissance, jusqu’à atteindre la cime De l’humaine connaissance ; alors, né en Bharat, Moi, Khutumi, le Kshatrya et l’adepte, Le puissant Yogi de l’école de Dwaipayan, Devant Vyasa je vins, notre grand sage originel. Il me regarda de ses yeux clairvoyants

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