Un Parcours
Viji vient me trouver, en larmes, avec Prahita dans les bras, me suppliant de payer les frais de scolarisation : je croyais les avoir déjà payés ! Je la renvoie. J’essaye le traitement de massage ayurvédique procuré par l’équipe de Kalari voisine – de Lakshman et son groupe, presque tous originaires du Kerala ; ça ne produit pratiquement aucun résulta t, même si c’est bien agréable. Lakshman est issu d’une lignée proche de cel le de Panditji et, aujourd’hui, ils ont la visite de la fille de Panditji (la seule de la famille à prendre sa position comme une mission, alors qu’elle n’en a pas la capacité intérieure, mais enfin elle a pas mal de connaissances, naturellement) et, aujou rd’hui, ils ont décidé de l’amener au temple ! C’est une personne très conservative et imbue de sa descente et de son importance ; elle m’interroge assez brusquement sur les rituels observés et me demande, par exemple, si je donne bien à Sri Ganesh un bain quotidien et, quand je lui réponds que je maintiens la propreté sans verser trop d’eau (à cause du fungus qui vient alors se multiplier sur la pierre), elle me fait une mine de sévère désapprobation, avec l’air de dire que, évidemment, à quoi peut- on s’attendre de la part d’un blanc -bec !!! Si l’on observe les statues des divinités dans la majorité des temples, elles sont couvertes d’une couche graisseuse et noircie, à cause des ingrédients versés chaque jour avant ou après l’eau du bain rituel, alors que notre Sri Ganesh respire, lumineux, net et paisible – tant de personnes remarquent comme le lieu est propre et bien tenu et comme Ganesha resplendit… Cette dame pourtant ne peut renchérir, puisque son père avait lui- même déclaré qu’il n’y avait pas lieu de s’inquiéter quant à l’entretien et au service quotidiens, car Ganesha lui -même y veillerait (trouverait la bonne personne)… !
780
Made with FlippingBook flipbook maker