Un Parcours

brahmane qui devrait juger de la situation directement et, de plus (là, je pense pouvoir imposer cette règle), il n’est pas question de cuisiner ou de ripailler en foule sur les lieux, ce jardin est un site réservé… ! Sur cette note, je constate que l’enthousiasme s’est tari – car en fait, c’est d’une occasion sociale et de festivités mémorables qu’il s’agit, pas de la consécration spirituelle d’une union entre deux êtres ! Nous voilà donc tirés d’affaire et, sur ce, quatre jeunes gars débarquent, de très bonne humeur, et me demandent d’offrir deux grandes guirlandes à Sri Ganesh, sans un mot d’explication, et s’en vont… Murali vient offrir tout ce qu’il faut pour la puja, afin de remercier Sri Ganesh pour des affaires fructueuses… Là, je n’ai pas à intervenir, c’est entre l’homme et le dieu, c’est ainsi que cela devrait être partout, à mon avis – le pujari n’étant qu’un discret serviteur et un aide… Un incident significatif ce matin : Madhu et sa femme sont venus en visite d’Ahmedabad et entrent dan s le temple avec leurs « offrandes » - enfin, celles de Madhu : il me tend la chose, c’est un épais collier vulgaire et bon marché, étincelant de perles de verre, et l’étiquette avec le prix est encore attachée ; je lui fais remarquer que ce geste est inco rrect et sa femme s’empresse de retirer l’étiquette ; mais alors je lui dis que je n’accepterai de présenter cette offrande à Sri Ganesh que s’il écrit une note spécifiant qu’il s’agit effectivement d’une offrande, avec sa description, une précaution néces saire depuis qu’il m’a formellement accusé d’avoir volé les objets que lui - même m’avait offerts, en la présence de Kusum, sa mère… C’est enfin l’ occasion de le mettre en face de ses actions, et sa femme le comprend ; Madhu ressort du temple pour écrire cette

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