Un Parcours

Depuis le cyclone Thane, qui avait dégarni les grands arbres et réduit les plages d’ombre, j’ai changé les heures des célébrations : tout le monde vient l’après - midi, jusqu’à la tombée du jour. Et aujourd’hui aussi, nous terminons à 19 heures. C’est à chaque fois pour moi l’expérience de servir de conduit po ur l’expression d’une Présence vraiment supérieure, d’une force d’harmonie, de beauté, de cette joie qui est à la fois dévotion et réceptivité… La tension que j’éprouve est due, je crois à la piètre opinion que je garde de mes capacités ou à l’acuité des c ritiques que je me fais – sans aide ! Beaucoup de policiers partout, en civil et en uniforme et plusieurs d’entre eux visitent le jardin et même le chef de la police du district demande à assister à la puja et à l’arati, avec quelques uns de ses assistants ; ils gardent un silence respectueux, et offrent un peu d’argent… Un autre cyclone s’approche de la côte de l’Orissa, les autorités évacuent des milliers de personnes… Presque chaque année, l’Orissa et le Bangladesh sont affectés – tant de corps qui souffrent à la fois… A quoi sert cette vie ? Je ne suis conscient d’aucun progrès, d’aucun changement significatif, seulement des misères qui s’obstinent à troubler le cor ps… La question du désir : ce n’est pas clair dans ma conscience physique ; je n’agis jamais pour satisfaire un désir, mais je suis reconnaissant lorsque l’occasion est offerte de vivre un moment de plaisir – celui que l’on donne, comme celui qu’on reçoi t, et je ne saisis toujours pas en quoi cela peut constituer un obstacle à la sadhana ; il me semble toujours que les humains seraient plus

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