Un Parcours

Parthipan n’est pas bien ; il a d’abord attrapé un furoncle de sa petite fille qu’il devait tenir dans ses bras pendant des heures chaque nuit, elle-même en ayant plusieurs sur son petit corps ; puis il est devenu fiévreux. Puis il a commencé à souffrir dans les articulations et la fièvre a augmenté. Est-ce une inflammation des nerfs ? Son frère, Parasu, l’emmène à l’hôpital de Cluny (après que plusieurs hôpitaux aient refusé de le prendre) . Il y a, à l’œuvre dans ce cas, trop d’influences et ma connaissance est insuffisante. Il a pu dormir la nuit dernière, mais la situa tion n’est pas bonne ; je décris les symptômes à Uma au téléphone et elle pense qu’il s’agit d’un empoisonnement du sang, suite aux récentes infections cutanées, provoquant une septicémie. Je mesure combien lui et moi sommes devenus proches, nos chemins comme entremêlés et presque indissociables. … Finalement, j’envoie Parthipan, accompagné par Selvam dans un taxi, à l’hôpital Miot de Chennai, recommandé par Albert ; ses jambes ont gonflé, il souffre, mais il me sourit. S’ensuit une bataille assez terrible ; il y a au début comme une détermination inflexible pour détruire; il faut traverser bien des remous et des oppositions et prier et tout T’offrir ardemment. Le premier jour, les docteurs ne lui donnent que 10% de chances de survivre. Etre humain est une indignité ! Quelques jours s’écoulent dans cette bataille, mais il tient bon, on lui change tout le sang, il est relié à toute une machinerie, Selvam va et vient et communique avec les docteurs.

Je prie. Et je pleure. Je ne sais rien. Mais je dis tout entier : il doit guérir ! Le 4 au soir, Parthy parle, il dit qu’il veut rentrer !

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