Un Parcours
Je l’encourage à se libérer de toute tension et de toute inquiétude alors qu’il franchit les stades de retrait.
Auragni a pu se rendre à son chevet et m’a téléphoné alors même que je me rendais en vélo au temple de Ganesh : alors que j’entrais dans le village d’Edayachavadi, mon portable a vibré et c’est Francis qui me parlait : il s’est plaint avec humour que ce procédé prenait vraiment trop de temps ; puis il m’a raconté que Betty, l’aide domestique très religieuse, avait encore essayé de le convertir afin qu’il puisse aller « au paradis », me demandant ce que j’en pensais ! Lorsque je lui ai répondu en riant de ne pas s’inquiéter, il ri tendrement à son tour– et voilà. Dans la nuit du 31 Juillet au 1 er Août, Francis est « parti » : son corps a cessé de vivre. Olivier, mon petit frère, m’a de suite appelé (il dormait à côté, comme cela s’était passé pour Colette et moi, il y a 4 ans). Le lendemain, le 1 er Août, est la fête d’Arjun ; je ne sais comment je fais pour m’y rendre, il faut tout offrir, dans le calme et la transparence… Auragni est ici pour 3 semaines. Et en ce jour, le 07 08 09, on enterre la « dépouille » de mon père – à côté de celle de Christiane, dans le cimetière du village voisin. La date a été reculée, pour laisser le temps à diverses personnes de venir lui rendre hommage, surtout je crois venant d’Algérie. Ce sont Olivier et Dominique, notre éditeur, qui gèrent. Nous préparons la fête de Sri Ganesh. Ce jour- là, je l’habille de vert et d’argent et l’entoure de fruits et de pétales de ros, de jasmin et d’épis.
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