Un Parcours

Le 15 Janvier, Roger quitte son corps, dans une clinique du Sud de la France près de chez lui.

Le 20, le corps de G. est trouvé mort dans une chambre d’hôtel à Pondichéry, brutalisé.

Le 20 Janvier est aussi le jour où je repars en France. Il s’agit d’abord et avant tout de Francis.

Mais, de passage à Paris, j’habite chez Olga, qui possède un petit pavillon de banlieue, dans une impasse tranquille, entièrement remodelé par elle et Pierre (Pierre qui l’a quittée) ; Olga est comme ma sœur maintenant. A Claouey, j’ai du boulot : Christiane gérait tous les détails administratifs, avec soin et finesse et se montrait toujours efficace ; Francis, lui, en était tout à fait distant. Les choses n’étaient plus en ordre et les finances étaient à zéro. Je trou ve dans l’agglomération voisine un petit café Internet où je consulte mon courrier ; les éditeurs des Notes et Nouvelles me communiquent une observation importante, selon laquelle je semble m’exprimer surtout de manière critique ou négative : je dois en tenir compte, il y a du juste, même si je tâche toujours de mettre en avant l’aspiration à réaliser la conscience d’Auroville : il est bien possible qu’ainsi je souligne trop ce qui nous en éloigne ? Dans une autre note, je demande à tous de ne pas croire en la séparation qu’impose la mort du corps et à cultiver le sens de la continuité consciente.

L’une des personnes gérant la publication hebdomadaire du Bulletin m’écrit qu’en fait ces critiques n’avaient été émises que

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