Un Parcours
Dans cette conscience physique, toute préoccupée de ses besoins et nécessités, amener l’aspiration, ouvrir la conscience à la Présence, malgré toute la subconscience qui constamment envahit… voila le chemin ! Sans gloire ni aucune satisfaction autre que la gratitude d’être (par instants) conscient de l’Un dans la Matière, et de la beauté suprême de cette Terre et de cet univers, de chaque caillou et chaque brindille et chaque reflet du soleil… Les seules « nouvelles » que j’aie eues de Satprem ces dernières années me sont venues, ironiquement, par Auragni. Il y a quelques années, peut-être quatre ans, constatant qu’Auragni se débrouillait dans le vie, sa mère, D.P, avait accepté de retourner en Inde et de servir de secrétaire et femme de maison à Sujata et Satprem, qui avaient chassé tous ceux qui les avaient servis et accompagnés au cours des années depuis leur départ de l’Ashram ; la plupart d’entre eux étaient français d’origine et connaissaient D.P et gardaient un contact épisodique avec elle ; mais Sujata et Satprem avaient besoin d ’une personne de confiance, qui pourrait vivre avec eux à demeure. Cette décision, je me souviens, avait surprise Auragni et l’avait un peu blessée, dans le sens où elle aurait apprécié que D.P lui en parle plus ouvertement avant de se décider, mais elle était aussi contente que D.P puisse se consacrer à une cause qu’elle respectait, plutôt que de se morfondre dans un milieu « ordinaire ». Par la suite, Auragni, lorsqu’elle revint en Inde, se rendit par deux fois je crois rendre visite à D.P dans « les collines », avec la permission des hôtes et c’est ainsi qu’Auragni aura été l’une des dernières personnes à s’approcher de Satprem, qui s’est montré très tendre et attentif au cours de ces quelques moments. Les informations qui me sont parvenues par la suite indiquent que, sauf pour des membres de la famille rendant quelque visite
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