Un Parcours

2007 est arrivée… Pour commencer cette année, j’ai attrapé le virus nommé « chikungunya » : des douleurs partout, souvent intenses et presque paralysantes : le service à Ganesh, pourtant, ne doit pas en pâtir ; je me force et me fouette. Je regarde Ganesha et me souviens de sa présence dans la chambre du Matrimandir : je l’y ai vu une fois (et l’ai ainsi dessiné), debout comme le gardien de Ta demeure, torse nu, portant le longi à la façon des brahmines du Nord, avec le cordon à l’épaule, le torse nu (sans le bedaine légendaire), tout entier d’un ton bleuté, alerte, agile et puissant, impassible et léger à la fois, fraternel, attentif et silencieux. Et je suis là, assez misérable et empoté. Puisse ce service être un service pour la Terre, pour l’harmonie terrestre, pour la protéger de l’humanité et protéger l’humanité de ses démons ? Quand Kusum était encore là, j’achetais parfois un livre dédié à Ganesh – il y a des milliers d’histoires à son sujet, et des approches assez différentes de sa réalité, qui ont évolué au cours des siècles et des migrations. Il suffit en fait de plonger dans la touffeur des recommandations, des descriptions, des rituels et des récits qui le concernent pour réaliser l’infinie diversité et la multitude des plans et des domaines constituant la soi-disant religion hindoue, qui est avant tout un dépositoire d’expériences spirituelles et occultes sans nombre. Alors, j’apprends à m’orienter dans ce milieu intérieur et subtil, mais j’ai tendance soit à monter en haut du mental pour aborder Celui qui écarte ou retire les obstacles par la force de la connaissance…

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