Un Parcours

C’est une vieille pratique de recouvrir les sujets véritables du choix à faire en masquant leurs termes et attirant l’attention générale sur des portraits calomnieux à souhait et toute une

panoplie de rumeurs « intéressantes ». Je ne suis pas « contre » l’architecte.

Je suis seulement opposé à certains de ses concepts dans la mesure où ils nient ou excluent les indications que la Mère a données. C’est tout. Il n’y a rien d’autre. Ces indications ne concernent pas seulement l’environnement l’approche et l’atmosphère physiques du Matrimandir, mais également les relations qu’Elle a souhaitées voir s’établir et se développer en Auroville et particulièrement autour du Matrimandir. Et t outes ces indications, physiques et psychologiques, s’orientent vers un état de complémentarité, d’intégralité et de collaboration, invalidant toute tentative d’autorité exclusive et toute ambition personnelle. Nous avons pourtant à présent une situation dans laquelle l’approche intégrale du rêve de Mère – avec son vaste parc protégé, silencieux et paisible à son centre – et l’approche exclusive et spectaculaire de l’Architecte se contredisent. Ainsi, juste en bordure de l’aire centrale, le nouveau bâtimen t de la « Mairie » annexe sera bientôt achevé ; de nombreux arbres ont été abattus lors d’une seule nuit, sans prévenir, afin de dégager une vue directe de ce Matrimandir doré, surgi resplendissant d’entre ses douze pétales rouges, nu, exposé et brutal, pr ivé de son environnement naturel et de l’atmosphère d’isolement que Mère a souhaitée. Plus de parc, plus de zone protectrice, plus de jardins réels, mais un vaste espace dégagé laissant à la ville entière à venir un accès direct et prioritaire à son âme gl orieuse…

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