Un Parcours

peut plus guère influer sur les décisions prises, mais les mots qu’il a choisis me touchent.

Le 28 Février 2000 : la pluie a cessé dans la nuit et le Feu a pris et flambé !

C’est l’un des effets de la gangrène de nos instruments de perception que nous oublions si aisément cette simple évidence : la pollution extérieure ne peut se produire que par une pollution intérieure ; ou plutôt, la pollution extérieure est une manifestation de la pollution interne et, une fois le cycle enclenché, l’externalité phénoménale élargit la brèche et nous entraîne dans sa gravitation. Laideur, veulerie, égoïsme éhonté et mépris de la vie, pillage grossier de la matière, bêtise, voilà ce que nous manifestons tous aujourd’hui. Il faut aujourd’hui être un héros, un yogi, et un amoureux passionné du corps du Divin pour ne se prêter aucunement à cette corruption. Le 29 février, 11 ème anniversaire de la première descente de la Force supramentale dans l’atmosphère de la Terre : ce jour je l’ai vécu heureusement, à préparer une grande expression de sable et de fleurs au pied de l’Urne , aidé par Charudatta, Shiva et quelques autres… A la venue du crépuscule, nous avons allumé la lampe et diffusé Ta musique d’orgue… Et le soir, notre troupe théâtrale a présenté une pièce inspirée d’un épisode de la vie de Margaret Woodrow Wilson, nommée Nishtha par Sri Aurobindo, lorsqu’elle choisit malgré toutes les oppositions et les résistances, de rester près de Vous ; un travail de qualité, avec un humour assez fin et une belle intelligence ; je me suis senti fier de notre assemblée (pour une fois !)…

Ici je vis dans la beauté, une beauté toute pétrie de grâce, une harmonie de beauté : les arbres que nous avons plantés, les murs

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