Un Parcours
Ce qui me semblait prioritaire était de communiquer la réalisation de la fin de l’ère mentale, et du passage indispensable à une perception de la conscience souveraine et présente… Puisque l’intelligence et les capacités comportementales de l’humain touchaient leurs limites, un peu partout sur l a Terre des individus devaient saisir la nécessité d’un franchissement évolutif et d’un changement réel de leur relation au monde… Il y avait bien des sujets sur lesquels je me trouvais en désaccord avec l’ensemble de la communauté ou avec ceux qui pouvai ent influer sur ses orientations ; particulièrement en ce qui concernait les terres et le développement, je ressentais fortement que nous faisions de grosses erreurs de jugement et ignorions les priorités réelles au profit d’avantages apparents et précaire s ; ainsi j’aurais souhaité que nous cherchions plus activement à coordonner les développements respectifs des villages voisins et d’Auroville, dans tous les domaines (circulation, afflux du public, énergie, coordination des ressources et des capacités…). Il me semblait tout à fait imbécile de ne pas nous préoccuper davantage de la sorte de développement qui risquait d’absorber et d’envahir tout le voisinage, alors que nous avions la possibilité d’offrir une collaboration positive, concrète et féconde, qui respecterait la qualité de la vie de tous. Et tout était lié : car dans la mesure où la qualité de vie de chacun de nos voisins serait non seulement respectée, mais augmentée, le nombre de ceux qui voudraient se joindre à Auroville pour des raisons sociales et utilitaires sans réaliser la nécessité de la découverte intérieure, diminuerait d’autant et le respect mutuel entre les Auroviliens et leurs voisins serait d’autant servi.
Ainsi, j’envoyai souvent des notes d’observations ou de suggestions aux différents groupes de travail ; sans doute ces
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