Un Parcours
stupidité peut être le dernier instant de la vie… partir comme ça, juste parce qu’on a trop mangé avant de dormir, comme c’est dommage et disharmonieux… ! Puis, je ne sais comment, au fond et au bout de cette panique, un conduit à l’arrière d’une narine se débouche et se libère – et c’est le retour au rivage, secoué, trempé de sueur, et perplexe ! Jean Yves a modelé, avec de l’argile, la tête magnifique et bouleversante d’un être de l’Egypte ancienne, sans savoir ce qu’il faisait, sans avoir jamais touché d’argile : comme une résurrection immobile et directe d’une époque que nous avons sûrement partagée… Où se situe la source du vieillissement ? Comment y atteindre consciemment ? Cet esclavage inscrit dans le fonctionnement des cellules, qui leur dicte la défaite et la négation de ce qui est noble et progressif et véritablement « naturel » - naturel à l’âme -, comment le défaire, le délo ger, le saisir et l’offrir ? Ces temps- ci, il ne s’écoule guère une journée sans que je me trouve en désaccord avec Arjun ; quand on n’a plus besoin de l’autre pour sa satisfaction égoïste, que reste -t-il ? Dans un cas de possession comme celui de Narayana, que peut-on « faire » ? Je ne parviens qu’à maîtriser mes propres réponses, et à en rire d’un vrai rire, sans haine ni crainte, un rire qui peut aimer… C’est la saison des « vacances » et nous sommes envahis par ces foules de touristes mal informés pa r les agents qui profitent d’eux et c’est une besogne ingrate, chaque jour, d’essayer d’introduire dans leurs conditionnements une tout autre réalité qui cherche à se manifester Madanlal arrange une voiture pour nous amener, Jean Yves, Patricia, Aurevan et moi, dî ner chez lui à côté de l’Ashram ; c’est doux et simple et nous avons le temps de nous tenir au Samadhi ! Dadu est emmené à la clinique à Pondy…
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