Un Parcours
Saravanam, Anand et moi parvenons à capturer le singe, le mettons dans un sac et l’emportons, avec la jeep, dans les collines les plus proches ; nous rentrons sous un déluge et, le soir, devons détruire un autre essaim d’abeilles ! Une nouvelle réunion de travail avec Atmarati : quand je croyais que nous avions franchi le cap et nous étions rapprochés, Pierre E. choisit de tenir un langage « large » et « dans l’esprit d’Auroville », alors qu’en fait son attitude empêche et obstrue to ute tentative de clarté et d’exactitude… Tout est remis au retour d’Arjun, qui sera évidemment plus dur et inflexible que John et moi l’avons été, ça ne va pas être drôle !
Nous ne pouvons ignorer les problèmes « personnels » de nos travailleurs, qui pour la plupart sont démunis et ne disposent d’aucune marge de sécurité économique, mais que pouvons -nous, ici, établir comme aide concrète quand nous n’avons ni capital ni sécurité nous-mêmes ! Combien de suicides sont dus à cette contradiction entre la tyrannie des traditions et coutumes sociales et la pénurie de chaque famille !!! Dans la nuit, une trombe d’une puissance formidable, durant deux heures : c’est un champ de boue, il nous faudra des jours pour tout remettre en ordre…
431
Made with FlippingBook flipbook maker