Un Parcours

Quand il n’y a pas assez de confiance qui circule, mon mouvement est de me retirer (comme une sorte de coquillage ?) ; c’est pénible de voir comme nous sommes influençables… J’ai observé ces dernières années que la confiance est pour moi comme l’eau de la vie ; sans elle, il n’y a plus de sens à l’action…

Infestation de vermines dans les intestins ; j’ai beaucoup maigri…

Un grand désordre nous menace ; les conditions que Madanlal cherche à imposer n’y sont pas étrangères ; il tend à vouloir dicter la marche et l’allure des travaux pour faciliter, selon lui, son action de financement, mais cette pression ne correspond pas à l’élan qui nous réunit ici ; et la grève des ouvriers d’Atmarati, due à la

politique de gestion de Pierre E. qui ne nous concerne qu’indirectement, ajoute au déséquilibre ambiant.

Arjun doit se rendre d’urgence en Californie, où son oncle vient d’être diagnostiqué d’un cancer des os très actif et demande à ce que ce soit Arjun seul qui vienne le chercher pour le ramener en Inde ; il nous faut adapter l’organisation quotidienne.

En l’absence des ouvriers d’Atmarati, qui poursuivent le ur grève, le site semble si tranquille – nous avons pourtant 150 travailleurs !

Un abcès dans la bouche ; le corps a envie de dormir pour un siècle ! Et il y a comme un vieillissement accéléré, qui ne correspond à rien dont je sois conscient – que se passe-t-il vraiment ? A cause de cette histoire de « maintenances », encore si difficile à résoudre dans Auroville, Arundati écrit (qui l’a aidée à la rédiger ?) une lettre de folles accusations contre moi, qu’elle fait parvenir au Secrétaire, qui s’empresse de demander nos « commentaires… cela devient une habitude de me cibler, puisque les armes d’attaque sont déjà fourbies !

Les fonds sont presque à zéro : Madanlal a fermé la valve !

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