Un Parcours

Il pleut des trombes ; je plante une pousse d’un arbre dont Tu as nommé la fleur « l’amour divin gouvernant le monde » ! C’est une marée de boue sur le chantier. En retournant chez Vijay chercher un cristal pour la fête de Susan, je passe devant une hutte où se trouve une chienne avec ses petits qui, soudain et sans un geste de ma part, bondit sur moi et me mord à la jambe ; ce qui est curieux est que tout le temps j’étais tout à fait calme, sans un sursaut ni la moindre crainte et pourtant, j ’ai bien été mordu ! La jambe gonfle et il y a de la fièvre et la formation du danger du tétanos est dans l’atmosphère, mais Ann m’a promis que la chienne avait été vaccinée… Quand je vais le chercher à l’ hôpital, L. est déjà dehors au bord de la route à m’attendre ! Je ne croyais pas que les docteurs le laisseraient sortit de sitôt, mais ils doivent avoir besoin de lits, et je crois que j’ai ce qu’il faut à la maison pour refaire ses bandages ; il veut rester avec moi jusqu’à complète guérison !!! Il a perdu du poids et certaines des brûlures ont été plus profondes qu’elles n’en avaient l’air, mais ça doit aller et il fera de l’exercice… Anand vient se reposer ici, c’est dimanche : la tendresse qu’il évoque en moi est à la fois comme de l’amour et comme ce que l’on éprouve envers un tout petit enfant…

Bétonnage du bassin de l’Unité – et Asha et moi nous disputons et l’un des coffrages s’ouvre et il faut d’urgence tout colmater !

L. est content ici ; il ne semble ni s’ennuyer, ni se trouver dépaysé ; je lui refais chaque soir ses bandages.

La grand- mère de mon Cyril écrit qu’elle veut lui laisser un héritage, mais sa mère Martine et son compagnon l’ont emmené au Canada et je n’ai plus eu aucune nouvelle d’eux…

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