Un Parcours

Il est temps que Susan se détache de moi, à l’écart de cette intensité, et trouve sa propre base pour servir Auroville ; elle le sent aussi et propose de chercher un autre lieu de vie. De 9 à 20 heures, 145 sacs de ciment : John et moi avions mal calculé ! Heureusement, pour une fois, plusieurs Auroviliens sont venus nous aider : le fond du réservoir est coulé.

Demain, c’est la fête de Selvam, le 3 Avril : si seulement je pouvais contribuer à ce qu’il s’unisse à sa propre vérité, je serais satisfait !

J’obtiens un accord pour l’emplacement d’une colline que la terre des excavations peut constituer, au Nord-Est des jardins.

D’après l’ingénieur d’Hyderabad, il me faudra renforcer l’armature de fer des parois du réservoir, afin de résister à la pression latérale et oblique des douze pétales… Il semble que certains ont l’impression que Ramalingam et moi cherchons à contrôler tous les travaux : c’est un peu loufoque, vu qu’on a déjà bien du mal avec ce qu’on a à faire ! En Auroville s’est ajouté aux castes, aux classes et aux distinctions ataviques et culturelles, la notion de statut d’Aurovilien et pour le moment, cela ne constitue qu’un nouveau piège social, alors que cela devrait libérer chaque individu de ses appartenances relatives : le chemin est long pour parvenir à apprécier cette libération ! Toute formation de groupe semble inévitablement régressive et mensongère : il nous est demandé d’être « héroïques » - non plus l’héroïsme d’un instant ou d’une bataille, mais celui de chaque jour et de chaque situation… Où est-il, ce pays droit, où chaque geste est donné ?

Tous les ingénieurs que nous consultons, lorsqu’il s’agit des concepts de Roger, se retirent l’un après l’autre, ou font du travail

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